Amicale Laïque de Chancelade - Mairie - 2 Avenue des Reynats - 24650 CHANCELADE  06.48.65.94.37

 Mise à jour : 28 Mai  2017


19 juin 1946 Création de " L' ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES ET AMIS DE L’ÉCOLE PUBLIQUE "

Activités : Sports - Oeuvres Sociales - Culture Populaire

30 janvier 1969 Changement de nom l'association devient " AMICALE LAÏQUE DE CHANCELADE "

Activités : Sports - Bibliothèque - Théâtre - Photo - Cinéma - Conférences - Lecture - Voyages -                               Patronages - Restaurant d'enfants - USEP

1974 - 1975 Création des sections Tennis - Pétanque

1977 Création des sections Âge D'Or - Tennis

1978 Création de la section Gymnastique

1983 Création du Groupe Rencontre Animation

1986 Création de la section Judo

1985 Création de l'activité Informatique

1986 Création de l'activité Bridge

1989 Création des sections Chorale - Danse - Soie Patch - Pétanque

1994 Création des sections Randonnée  - Théâtre

1997 Création de l'activité Coopérative École Maternelle

Dissolution du Groupe Rencontre Animation

1998 Création de l'activité Anglais

1999 Création des activités  Peinture - contes

2002 Création des activités  Couture - Yoga

2004 Création de l'activité Théâtre Enfants  - Création de la section Jeunes

2007 Dissolution de la section Jeunes

2009 La section judo quitte l'amicale laïque pour devenir autonome

2009 Création de l'activité Espagnol

2010 Création de l'activité Occitan



Mais qu’est-ce que c’est qu’une Amicale« Laïque « ? À quoi correspond cette dénomination ? Essayer de répondre à ces questions, c’est remonter dans le temps  l’histoire de notre pays et plus particulièrement, l’histoire de notre école.

Aujourd’hui notre école est publique et « laïque » elle est commune et appartient au peuple, par opposition au « clérical », qui appartient aux institutions religieuses.

Mais cela n’a pas toujours été le cas.


 L’ÉCOLE AVANT LA RÉVOLUTION


Sous l’Ancien Régime, on voit se développer les « petites écoles » destinées à donner une instruction de base aux enfants (lire, écrire, compter).

Le pouvoir royal encourage ces écoles, mais sans s'impliquer, ni pour l'organisation, ni pour le financement.             Les petites écoles sont donc sous la dépendance des évêques et des communautés locales.

Le financement vient uniquement des familles, ce qui n'est pas très favorable à un enseignement suivi.

Ces petites écoles sont donc présentes surtout dans les villes et dans certaines régions, et sont généralement réservées aux garçons.

Dans les grandes villes sont créés des Collèges tenus par des ordres religieux.

Les Jésuites fondent et dirigent notamment du XVe au XVIIIe siècle de nombreux établissements prestigieux dans lesquels l'enseignement est gratuit (le plus célèbre étant l'actuel lycée Louis-le-Grand à Par

Tous ces collèges forment une part importante des enfants de la bourgeoisie.


  L'OEUVRE DE LA RÉVOLUTION


En l'an II (1795) la Convention vote un texte fondateur.

 En France pour la première fois l'enseignement sera laïque, gratuit et obligatoire.


 DE NAPOLEON A JULES FERRY


Cependant, la laïcité reste encore un mot qui a du mal à passer dans les faits.

Au cours du XIXe siècle, les gouvernements successifs s'efforcent d'améliorer l'enseignement primaire, tout en devant accepter ou lutter contre la volonté de l'Église catholique de contrôler la formation intellectuelle et morale des jeunes Français.

 De plus, l'Église catholique garde un droit de contrôle très important sur l'organisation, les programmes et la nomination des maîtres de l'enseignement public.

 Le Ministère de l’Instruction Publique est crée en 1828 mais il est combiné avec le ministère des cultes et le restera jusqu’en 1848.

D’autre part, malgré des projets en ce sens après la Révolution de 1848, aucun gouvernement n'instaure l'obligation d'éducation.

Il faudra attendre les années 1880 pour que, grâce à Jules Ferry, aboutisse la démocratisation de l’école qui devient effectivement laïque, obligatoire et gratuite.

 La loi instaure un enseignement obligatoire de 6 à 13 ans tous les enfants, filles ou garçons.  

 La laïcité, proclamée dès 1881 avec la suppression de l'éducation religieuse dans l'enseignement public, est renforcée par la loi Goblet (1886), qui interdit aux religieux d'enseigner dans le public et par la loi de séparation de l’église et de l’état en 1905 que fait voter Aristide Briand.

L'école devient alors un ascenseur social pour tous les enfants d'ouvriers et d'agriculteurs qui accèdent à l'éducation.

Les instituteurs sont la cheville ouvrière de ce système, qui tient grâce à cette croyance dans un progrès social grâce à l'école, dont ils se font le relais.

L’instruction des filles et des garçons, égalitaire, assumée gratuitement par l’État et laïque a donc fait l’objet d’un long combat.

Ce combat n’a pas été seulement mené par des hommes politiques, il a été largement soutenu par des militants au sein d’associations dont font partie les amicales laïques .

Ces amicales vont se regrouper dans un organisme de coordination, la Ligue de l’enseignement, créée en 1866 par le journaliste Jean Macé.

Le souhait profond du fondateur de la Ligue de l’enseignement en 1866 est que l’enseignement laïque forme des citoyens lucides, capables d’exercer leur droit de vote en toute conscience.

Mais l’oeuvre créée par Jean Macé n’en a pas terminé avec le vote des lois scolaires des années 1880.

Elle ressent la nécessité d’élargir ses missions dès les années 1890. aussi lance-t-elle en 1894 un appel aux forces républicaines en faveur de la création d’amicales qui seront chargées de compléter l’éducation à l’école des adolescents dans le respect de la laïcité, la tolérance, le respect de l’identité de chacun.

La France, ses grandes villes surtout, se couvre de ces associations.

Que demande-t-on à ces associations ?

* En premier lieu, elles pourraient aider à lutter contre l’analphabétisme, les illettrés se comptant encore par milliers un quart de siècle après l’application des lois scolaires.

* De permettre l’accès de tous à la culture et aux loisirs de qualité en proposant des concerts, spectacles théâtraux, promenades.

* De cultiver l’esprit critique grâce à la connaissance des grands auteurs (ouverture de bibliothèques dès 1929).

* D’entraîner à l’expression orale et écrite.

* Plus surprenant, d’apprendre les bonnes manières et les tâches domestiques (mais même pour les garçons)

* Prudence avec les activités physiques : oui pour la gymnastique, mais non pour le sport considéré comme une pratique violente et guerrière, contraire au pacifisme du mouvement. Il faudra attendre 1929 pour que la Ligue crée l’UFOLEP (Union des Fédérations des Œuvres Laïques de l’Education Physique) qui s’efforce de promouvoir une autre idée du sport où l’on ne fait pas de compétition à outrance.

Si les instituteurs constituent les cadres du mouvement des amicales, ils bénéficient aussi de l’appui des anciens des écoles primaires, qui, devenus adultes, viennent consacrer du temps aux adolescents de leur groupe scolaire : employés, artisans, ingénieurs et même avoués, se mobilisent au service des adolescents de leur quartier.

L’Amicale Laïque de Chancelade est la plus importante du département.

Comme à son origine, elle est attachée à la tolérance et au respect de chacun dans la laïcité. Elle a toujours pour but de permettre l’accès du plus grand nombre à la culture et à des loisirs de qualité, de favoriser les rencontres et le dialogue, le développement des enfants.

 Elle fonctionne grâce à la générosité de très nombreux bénévoles  (quelques professionnels rémunérés, très peu, dans les sections sportives) et à l’aide de la municipalité.